le programme de la visite de Mohammed al-Sudani à Paris .

Ci-dessous le programme de la visite de Mohammed al-Sudani à Paris .

Il semble qu’une Viste au Medef le 27 soit possible .

TotalEnergies, 
Rafale, 
métro de Bagdad : 
l'agenda chargé de la visite de Mohammed al-Sudani à Paris

Attendu le 26 janvier pour une première visite en France, le premier ministre irakien Mohammed Shia al-Sudani entend bien pousser Paris à dynamiser ses investissements en Irak. Le contrat de TotalEnergies dans le pays, toujours dans l'impasse, sera au cœur des échanges.

Mohammed Shia al-Sudani arrivera à Paris le 26 janvier, selon nos informations, pour sa première visite en France en tant que premier ministre irakien. Après avoir repoussé son déplacement initialement prévu en décembre, puis rencontré pour la première fois Emmanuel Macron lors du sommet dit "de Bagdad" organisé en Jordanie en fin d'année 
(IO du 19/12/22), le nouveau chef du gouvernement irakien rejoindra finalement la capitale française avec un agenda économique chargé. Et ne manquera pas de faire part à Paris des hautes attentes irakiennes en matière d'investissements français dans le pays - pour l'heure jugés trop peu dynamiques.

Visite de la dernière chance pour TotalEnergies

Au menu des discussions se trouve ainsi le très stratégique contrat de TotalEnergies (IO du 10/11/22) dans le pays, dont la mise en œuvre reste, à ce stade, dans l'impasse. C'est d'ailleurs dans l'espoir de débloquer cette situation que le Conseil d'entreprises France-Irak du Medef - présidé par Laurent Vivier, le vice-président pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord de TotalEnergies - s'active afin de recevoir le premier ministre irakien lors de sa visite à Paris.

D'autant plus que lors du passage de Mohammed Shia al-Sudani le 13 janvier à Berlin (IO du 17/01/23), un protocole d'entente a été signé entre le ministre irakien de l'électricité, Ziyad Ali Fadel, et Christian Bruch, le patron de la société allemande Siemens Energy, au sujet du développement du système électrique irakien, ce qui ne manque pas d'alimenter les inquiétudes croissantes de la partie française quant à son méga-contrat à 27 milliards de dollars.

Paris compte sur le métro ou les Rafale

Alors que Paris craint de voir s'effondrer ce contrat, après la perte l'année dernière de celui du Groupe ADP (IO du 12/10/22) pour l'aéroport de Mossoul, la partie irakienne juge quant à elle que les réalisations concrètes demeurent maigres et que l'allant français en Irak reste insuffisant. 
Message que Mohammed Shia al-Sudani entend bien faire passer à Emmanuel Macron, qui conserve à sa main d'autres arguments afin de démontrer la motivation parisienne.

Parmi ceux-ci se trouve notamment le projet du métro de Bagdad, dont la mise en œuvre doit être opérée par un consortium mené par Alstom. Si ce dernier stagne depuis la signature du protocole d'entente entre l'ancien premier ministre Moustafa al-Kazimi et l'ex-premier ministre français Jean Castex en 2020, l'intégration en décembre du projet au budget irakien pour l'année 2023 offre un premier signe encourageant. De même, le président français ne manquera pas d'agiter l'argument du Rafale alors que Dassault Aviation commence à prospecter directement à Bagdad (IO du 01/12/22), comme l'avait révélé Intelligence Online.

Selon nos informations, un autre sujet à la sensibilité accrue doit être posé sur la table par la délégation irakienne : celui des potentiels avoirs bloqués en France obtenus frauduleusement - dont certains seraient liés à Moustafa al-Kazimi, avec qui Emmanuel Macron avait développé une relation de grande proximité. Alors que Mohammed Shia al-Sudani a fait de la lutte contre la corruption le grand chantier de son mandat, il tient ainsi à en présenter un volet jusqu'à ses visites à l'étranger, dont celle à venir en France
 

Le premier ministre irakien Mohammed Shia al-Sudani. © Michele Tantussi/File Photo/Reuters